Le velours côtelé, qu'est ce que c'est ?

Étoffe la plus luxueuse du XVIè siècle reconnue pour sa douceur et la qualité de son tissage, le velours devient le tissu numéro un des vêtements d’ouvriers à partir du XIXè siècle.

Du velours côtelé luxueux aux vestes de travail, retour historique

Le velours nait au Moyen Âge en Inde dans la région du Cachemire mais ce sont nos voisins Italiens qui vont reprendre et importer cette technique de tissage en Europe. Le plus souvent tissé dans la soie, il est confectionné dans une couleur rouge, signe d’opulence et d’élégance.

D’abord présent sur les tenues d’apparat de François 1er et les longs manteaux que portaient les bourgeois, le velours se démocratise, se modernise et devient petit à petit le principal tissu des vêtements de travail. Sa production va être facilitée par l’utilisation du coton et des machines. Réputé pour sa chaleur et sa solidité, les ouvriers adoptent le velours côtelé de coton ou de laine pour leurs vestes et célèbres pantalons de travail appelés Largeot.


Au coeur des seventies, alors que les Beatles annoncent leur séparation, le velours fait son grand retour. Une allure plus rétro pour devenir LA référence mode grâce à ses effets de lumière aux multiples possibilités de teintes et à l’apparition de nouvelles coupes comme la jupe, le blazer ou le fameux pantalon pattes d’éléphant.
 

Velours côtelé ou Corduroy ?

Le velours côtelé est appelé Corduroy en anglais et en québécois. Plusieurs hypothèses sont à l'origine de ce nom. 

Corduroy proviendrait pour certains, du français « corde du roi » que l’on aurait ensuite anglicisé. Mais cette théorie semble légèrement instable étant donné que le velours côtelé a été inventé en Angleterre… et non en France ! D’autres expliquent alors que ce serait la contraction de « cord » et « duroy », un tissu rugueux fait de laine utilisé en Angleterre à partir du XVIIè siècle.
Ou serait-ce alors le nom d’un certain Monsieur Corderoy qui aurait donné son nom au tissu ? Plusieurs hypothèses mais aucune affirmation, ce qui laisse libre cours à notre imagination !

La fabrication du velours, comment ça marche ?

Le velours côtelé est obtenu par un tissage de plusieurs fibres dans un tissu principal qui vont venir former des arêtes verticales. Tissé dans la soie, le coton ou même la laine, il dispose d’une surface mate et lisse sur l’envers et d’une surface plutôt brillante formée de poils sur l’endroit. Il est donc composé de deux couches : la structure et les fameuses côtes. C’est le nombre de ces raies présentes par centimètres qui va déterminer le type de velours côtelé : plus il y en a, plus l’étoffe sera légère et fine et inversement.

Et chez Côtelé, il vient d'où le velours ?

Depuis le premier jour chez Côtelé, nous travaillons main dans la main avec Kindermann-Cosserat, référence européenne du velours côtelé dont la production historiquement française a été délocalisée en Allemagne il y a une quinzaine d’années. Avec plus de 200 ans d'expérience, ce tisserand est reconnu à travers le monde pour la qualité de ses velours. 

Chez Kindermann-Cosserat, Andreas a sourcé pour nous un velours tout bonnement parfait, composé à 100% de coton biologique certifié KBA, robuste et si doux qu'il fait l'effet d'une seconde peau.  

Vous souhaitez découvrir nos velours ? Ça se passe ici.

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